PIMS Le Portail d'Information sur la MALADIE DE STEINERT (DM 1) et la dystrophie myotonique proximale (Promm / DM 2)
PIMS  Le Portail d'Information sur la MALADIE DE STEINERT (DM 1)               et la dystrophie myotonique proximale (Promm / DM 2)

Est-ce que je peux conduire une voiture ?

Lorsque l’on est atteint d’une maladie neuromusculaire en général et de la maladie de Steinert en particulier, la question de la conduite automobile se pose. Deux cas peuvent se présenter : 1) j’ai déjà mon permis de conduire, ma maladie est stable ou elle évolue, que dois-je faire ? 2) j’envisage de passer mon permis, est-ce possible ?

 

Cas 1, j’ai déjà mon permis de conduire :

Si ma maladie est stable, je dois cependant régulariser ma situation, c’est à dire la déclarer à un médecin agréé par la préfecture, afin qu’il précise d’éventuelles restrictions (par exemple une limitation kilométrique journalière, ou des trajets uniquement diurnes,  en raison de ma fatigue) et une durée de validité du permis avant la prochaine visite, par exemple deux ans.

 

Si la maladie a évolué, certains symptômes qui peuvent apparaître ou s’aggraver sont susceptibles de remettre en cause l’aptitude à la conduite, comme par exemple des difficultés motrices (force dans les bras, les jambes, …) ou des problèmes cognitifs (difficultés d’attention, de concentration, de perception, somnolence, …). Il faut alors, pour des raisons évidentes de sécurité et d’assurance, envisager de faire régulariser son permis de conduire. Le mieux est d’en parler lors de sa consultation régulière neuromusculaire avec son médecin référent, qui pourra éventuellement orienter vers ses collègues de médecine physique et de rééducation fonctionnelle pour une évaluation précise. Un test dans un Centre de Réadaptation Fonctionnelle (CRF) disposant d’un programme « conduite & handicap » avec simulateur de conduite pourra s’avérer nécessaire. Ensuite, il est obligatoire de passer la visite médicale auprès d’un médecin agréé par la préfecture pour l’obtention du certificat médical d’aptitude à la conduite, qui précisera le besoin ou non d’aménagements du véhicule, ainsi que la durée de validité du certificat. La préfecture délivrera alors le permis régularisé.

 

Dans ces deux cas, voyez votre neurologue avant le médecin agréé de la préfecture, car celui ci, ne connaissant vraisemblablement pas la maladie de Steinert, aura bien du mal à prendre sa décision. Son but n’est en aucun cas de vouloir vous priver de votre véhicule, mais d’en évaluer les risques pour vous même et les autres automobilistes, tout en recherchant les aménagements adaptés à votre cas.

 

Cas 2, j’envisage de passer mon permis :

le fait d’être atteint d’une maladie neuromusculaire n’est pas obligatoirement incompatible avec la conduite automobile, cependant, il faut savoir que certains troubles cumulés (moteurs et attentionnels par exemple), ou des difficultés cognitives importantes, peuvent remettre en cause l’aptitude à la conduite. Il est essentiel de ne pas surestimer ses capacités, et que les parents ne surestiment pas les possibilités de leur enfant. Le mieux est de suivre la démarche indiquée ci-dessus avant de débuter éventuellement des leçons de code et de conduite.

 

            Source et pour en savoir plus :

AFM, Savoir & Comprendre, Repère « Conduite automobile et maladies neuromusculaires », 5/2015 – Cliquez ICI .

 

            Voir également :

 - Le Guide Handicap & Automobile - Cliquez ICI .

 - CICAT, Centre d’Information et de Conseil sur les Aides Techniques de votre département - Cliquez ICI .

SYMPTOMES & PRISE EN CHARGE

PRECAUTIONS ESSENTIELLES

 

Surveillance cardiaque régulière (au moins une fois par an)

 

Précautions spéciales en cas d’anesthésie (avertir l’anesthésiste)

 

Conseil génétique pour la procréation

 

Porter sur soi la carte de soins et d’urgences

Le médecin est seul habilité à prescrire la prise en charge la mieux adaptée à chaque patient. Les prises en charge décrites sont données à titre informatif comme étant les plus fréquentes et ne sauraient tenir lieu de prescription.

Noter que dans le cas de la maladie de Steinert, les traitements prescrits sont en général pris en charge à 100% par l’assurance maladie.

Mise à jour  février 2017

 Site créé le 20 octobre 2013

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